Lu pour vous

Revue de presse

Quelle protection ?

Source : NRCO 13/05/2020 – Julien PROULT

Le groupe d’opposition municipale Libres citoyens reproche à la Ville d’avoir distribué aux habitants des masques ne répondant pas aux normes Afnor, ce que confirme le fabricant. La mairie affirme que les masques sont “une protection efficace”. Fin de la trêve politique à Joué-lès-Tours. Quelques jours après la distribution par la Ville de masques à l’ensemble des habitants, Laurence Hervé et Jean-Christophe Turot, représentants du groupe d’opposition Libres citoyens, reprochent à la municipalité d’avoir acheté du matériel ne répondant pas aux normes Afnor de protection face au Covid-19. “Nous avons découvert lors de la distribution à la population, dans la notice du fabricant accompagnant chaque lot de 50 masques, qu’ils ne sont “en aucun cas une protection reconnue contre le Covid-19 et ne répondent à aucune norme”, déclarent les deux élus dans un communiqué. “Espérons que les choix solitaires du maire avec ces masques ne donnent pas aux Jocondiens l’illusion de se croire protégés quant à la diffusion du virus”. La notice, qui ne figurait pas dans les kits distribués par la Ville à la population, précise également que le matériel acheté par la Ville ne constitue pas “un masque barrière” tel que défini par l’AFNOR, l’organisme chargé de fixer les normes en la matière.

La Ville de Joué-lès-Tours a acheté 50.000 “masques tissus lavables et réutilisables” à l’entreprise DMD France, basée à Lyon, pour un montant de 160.000 euros. Contacté, le fabricant reconnaît que ces “masques grand public n’ont pas été homologués par l’Afnor”. Ils ont été distribués aux habitants de Joué-lès-Tours vendredi et samedi derniers. De son côté, la municipalité souligne qu’elle “n’a quant à elle jamais mentionné une quelconque certification” et assure que “les masques achetés et distribués par la Ville depuis plusieurs jours sont de très bonne qualité, et constituent une protection efficace contre la propagation du Covid-19″. Dans un communiqué, elle ajoute qu’il est ” très commun que les notices de ce type de masques comportent une décharge de responsabilité du fabricant, le protégeant ainsi de toute poursuite pénale en cas d’infection ou d’incident”. La Ville dénonce au passage “les manœuvres politiciennes d’une minorité visant à créer des polémiques stériles et hasardeuses en ces temps de pandémie”. Elle indique également avoir ” invité l’ensemble des Jocondiens à se procurer rapidement plusieurs autres masques, un seul n’étant, à l’évidence, pas suffisant, puisqu’utilisable et lavable dix fois”.


13/05/2020

Nous apprenons, ce jour, la décision de la ville de Joué-lès-Tours d’offrir à tous ses habitants des masques en tissus, lavables et réutilisables.

La mobilisation de la collectivité auprès des Jocondiennes et des Jocondiens est primordiale. Nous saluons cette décision en ces temps de crise sanitaire sans précédent. Toutefois, le nombre de masques commandés étant bien supérieur à la population jocondienne, une fois la distribution faite, il y aura donc un reliquat de plus de 10000 masques.

Le Maire souhaite les fournir aux collectivités n’ayant pu passer de commandes. Pour protéger au mieux nos concitoyens, nous souhaitons également qu’une partie des masques restants soit offerte aux personnes travaillant dans les établissements jocondiens recevant du public (ERP), autorisés à ouvrir à partir du 11 mai, et qui n’auraient pu s’en procurer par ailleurs.

Tout cela ne doit pas faire oublier l’importance du suivi des mesures de confinement ainsi que les gestes barrières qu’il convient toujours de respecter.

Laurence Hervé et Jean-Christophe Turot


Participation des citoyens à la vie locale:

le Parlement valide un protocole international

Source : macommune.info – Publié le 16/01/2020

Le Parlement, via un vote de l’Assemblée nationale, a ratifié jeudi 16 janvier 2020 un protocole du Conseil de l’Europe consacrant le droit des citoyens à participer à la vie de leurs collectivités locales, un “socle minimum” pour certains à gauche qui ont invoqué les revendications des “gilets jaunes”.
Voté par le Sénat en mars, ce protocole additionnel à la Charte européenne de l’autonomie locale a surtout une valeur symbolique et ne nécessitera pas de changement dans la législation française.
La France garantit déjà le droit des citoyens à voter ou à se présenter aux élections locales, sous certaines conditions (être majeur, être Français ou au moins ressortissant européen pour les municipales et les européennes…). En outre, depuis la loi constitutionnelle de 2003, elle autorise les référendums locaux à l’initiative des collectivités ou des pétitions de citoyens pour inscrire une question à l’ordre du jour de leurs collectivités.
Mais ce protocole, adopté par le Conseil de l’Europe dès novembre 2009, correspond à une “aspiration” à plus de démocratie locale, une “revendication récurrente“, exprimée notamment “dans le mouvement des gilets jaunes”, selon le rapporteur Pascal Brindeau (UDI-Agir).
A gauche, l’Insoumis Alexis Corbière, qui a voté le texte, le considère comme un “socle très minimum”, en deçà des attentes des “gilets jaunes” en matière d’outils démocratiques “nouveaux”.
Paul Molac (Libertés et Territoires) a fustigé la “volonté centralisatrice” de l’Etat français et les dix ans qui ont été nécessaires pour voter ce protocole.
La France fait la “promotion de l’engagement local” et “cherche à innover“, a répondu la secrétaire d’Etat Amélie de Montchalin, en évoquant le “grand débat” en réponse à la crise des “gilets jaunes” ou la récente loi pour faciliter la vie des maires.
Une des revendications phares des “gilets jaunes” était la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne, le RIC, pour faciliter la consultation du peuple sans passer par le Parlement, rédiger ou abroger des lois, voire révoquer des élus.
En avril, le président Emmanuel Macron s’était opposé au RIC, qui lui “semble remettre en cause la démocratie participative“, mais avait estimé qu’il fallait donner “plus de place à la voie référendaire dans notre démocratie“, aller “plus loin sur le référendum d’initiative partagée” (RIP) entre parlementaires et citoyens, ou renforcer le droit de pétition locale.
(AFP)


Municipales 2020 :

votre ville est-elle un bastion

de la droite ou de la gauche ?

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/ Par Barbara Gabel 07/01/2020

Élection après élection, certaines communes restent fidèles à un bord politique.  À trois mois du scrutin municipal, nous avons comparé les couleurs politiques des grandes villes de la région Centre-Val de Loire depuis 1977. Qu’en est-il de votre mairie ?
En Centre-Val de Loire, 12 grandes villes n’ont connu qu’une seule couleur politique depuis les élections municipales de 1977. La carte ci-dessous expose les bastions de droite et de gauche des villes de plus de 9 000 habitants de la région. (Retrouvez plus bas le détail des alternances politiques pour les 28 plus grandes villes de la région)

Les bastions de droite

En Indre-et-Loire, Saint-Cyr-sur-Loire et Saint-Avertin ont toujours voté pour la droite depuis 1977. “Saint-Cyr sur-Loire est un véritable bastion de la droite, notamment depuis l’élection de Philippe Briand en 1989″, analyse le politologue Pierre Allorant, doyen de la faculté de droit d’Orléans. “C’est une commune où le potentiel fiscal par habitant est très élevé, tout comme Olivet dans le Loiret.” Olivet est également un bastion de la droite. Enfin, Gien et Châteaudun ont toujours eu des mairies de droite depuis cinq élections. Autre bastion de droite de la région, c’est Saint-Amand-Montrond. “Depuis le XIXe, le Cher dans son ensemble était un bastion communiste”, contextualise Pierre Allorant. “Avec l’arrivée de Maurice Papon en 1971 à la mairie de Saint-Amand-Montrond, les couleurs de la commune ont véritablement basculé.”

Les bastions de gauche

En Centre-Val de Loire, la gauche résiste dans trois des 28 plus grandes communes : Saint-Jean-de-la-RuelleNogent-le-Rotrou et Issoudun qui n’ont connu qu’un ou deux maires depuis 1977. “À Issodun, le maire socialiste André Laignel est très implanté et verrouille les bureaux des associations depuis 1977”, précise le politologue Pierre Allorant avant de poursuivre : “Il a beaucoup équipé la ville, notamment avec l’installation de l’antenne de l’IUT d’Orléans.”  À Nogent-le-Rotrou, en Eure-et-Loir, les élections municipales donnent la majorité au centre-gauche depuis le milieu des années 1960. François Huwart (Parti radical de gauche) a été reconduit dans son cinquième mandat de maire lors de l’élection de 2014. Dans la commune de Saint Jean de la Ruelle, un peu plus de 16 000 habitants, seuls deux maires se sont succédé depuis ces cinq dernières élections : Jean-Claude Portheault de 1977 à 1988 et Christophe Chaillou depuis 1988.

Les bastions d’extrême-gauche

Même constat à Saran, dans le Loiret, où le parti communiste est très présent et dirige la commune depuis 1977 avec Michel Guérin, son maire emblématique jusqu’en 2010 puis Maryvonne Hautin depuis. Parmi les autres mairies qui ont toujours été tenues par l’extrême-gauche, on recense évidemment Saint-Pierre-des-Corps, ville bastion historique du Parti communiste français en Indre-et-Loire. Marie-France Beaufils, maire depuis 1983, laissera son écharpe en 2020. Châlette-sur-Loing, sous-préfecture du Loiret, est également une terre d’extrême-gauche depuis le début du siècle dernier. À tel point que “c’est dans l’usine de fabrication de caoutchouc Hutchinson à Châlette que certains cadres du parti communiste chinois sont venus travailler dans les années 1920″, raconte le politologue. “C’est à ce moment-là qu’ils se sont formés au communisme. Depuis, des touristes chinois en ont fait un lieu de pèlerinage.”

Les alternances droite-gauche

Les 15 autres plus grandes villes de la région ont, quant à elles, régulièrement changé de couleurs politiques, certaines ayant connu autant de maires de gauche que de droite. Par exemple, Blois, ville de 45 000 habitants du Loir-et-Cher, a ainsi été de droite de 1977 à 1989 avant d’élire le socialiste Jack Lang. En 2001, elle bascule de nouveau à droite, avant de céder la mairie au Parti socialiste en 2008 jusqu’à ce jour. En Centre-Val de Loire, aucun des chefs-lieux n’est un bastion de la droite ou de la gauche. L’explication selon le politologue Pierre Allorant, doyen de la faculté de droit d’Orléans : “Quand ils votent, les électeurs des chefs-lieux suivent la tendance nationale. La preuve avec les dernières élections européennes et présidentielles : les votes ont tendu massivement vers LREM et les écologistes.” Cette tendance va-t-elle se confirmer ? Réponse le 22 mars prochain.

Visualisez les alternances politiques pour les villes de plus de 9 000 habitants du Centre-Val de Loire

https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/municipales-2020-votre-ville-est-elle-bastion-droite-gauche-1765049.html

> Notre travail s’est basé sur les données de nos confrères du Figaro qui ont recensé les alternances politiques qui se sont produites dans les 685 plus grandes villes de France depuis 1977.


L’inauguration du

Centre de La Borde

a enfin eu lieu

ce vendredi !

21/10/2019

La Borde devait être réhabilitée. Voilà une construction neuve, fonctionnelle, imposante avec un parc de 0,2 hectares. Toutefois, le cahier des charges n’a pas inclus de récupération d’eau, ni de toiture photovoltaïque. Equipements superflus puisque le nouveau Centre de Loisirs Sans Hébergement (CLSH) accueille nos enfants mais uniquement les mercredis et vacances scolaires, soit 110 jours par an.
Les techniques de construction et les design ont évolué mais La Borde s’est inspirée des grands CLSH, post 1968, rassemblant les enfants de tout âge, comme La Charpraie. D’ailleurs, ce dernier, sur la commune de Chambray-lès-Tours, est actuellement en sous occupation (430 enfants cet été alors qu’il a pu en accueillir plus de 1000).
On peut cependant se demander si l’investissement total de 7,3 millions d’euros pour un CLSH était indispensable. Pour une municipalité dont l’endettement augmente fortement depuis 2014, c’est plus du double du budget de rénovation initial. Sans compter les 1,3 millions d’euros supplémentaires, pris en charge par la métropole, pour la voirie.

A l’heure de la métropolisation des infrastructures et de la rénovation urbaine, peut-être aurions-nous pu répondre aux besoins des familles Jocondiennes sans dépenser autant ? Bien sûr rien n’est jamais trop beau pour nos enfants, mais de là à dégrader de manière excessive les finances de la ville, est-ce bien raisonnable ?